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La Tour, prends garde ! est une pièce tout public écrite et mise en scène par deux jeunes auteurs et créée dans le cadre de l’association Clio Artiste. Ni tragique, ni burlesque, elle réunit dix acteurs de onze à vingt-huit ans autour de deux personnages : Madame Royale et Louis XVII, les enfants de Louis XVI. Emprisonnés, ils se trouvent confrontés à deux personnages décalés, fraîchement débarqués du XXIe siècle. Loin de l’angélisme royaliste, La Tour, prends garde ! évoque avant tout le regard de deux enfants sur un monde qui s’écroule autour d’eux et sur les façons très différentes dont ils vont le reconstruire et se reconstruire.     

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Automne 1792, Louis XVI et les siens sont  emprisonnés dans la sinistre tour du Temple ; une vie de famille peu commune s’instaure alors, s’efforçant de revêtir des apparences de  normalité mais rythmée, en résonance, par les événements de la Révolution et la disparition successive des membres de la famille. Entre espoirs d’évasion et désir de vengeance, les enfants de Louis XVI se prennent d’affection pour leurs geôliers républicains. Madame Royale, l’aînée, sera la seule à survivre. Comment imagine-t-on l’avenir entre quatre murs ? Comment construire sur un passé en ruines ? 

Dans ce tableau tragique, souvent décliné en images d’Epinal pour les besoins d’une cause ou d’une autre, surviennent deux individus, Bernard et Olivier, illustrations burlesques de l’abondante production fantastique sur le voyage dans le temps, clichés romanesques amenés à remettre en cause les poncifs historiques.

     Le parasitage des topoï est donc le ressort dramatique de La Tour, prends garde ! pièce qui voudrait approcher une réalité plus humaine de cette période controversée et, au-delà du seul intérêt pour le destin des enfants de Louis XVI, proposer son interprétation de la résilience.